L'Agonie de Couronne d'Ouest

Près des pieux, près du coeur

Lorsque la voûte céleste se pare de milliers d’étoiles, l’admiration cède bientôt la place à la crainte pour tous les citoyens de Couronne d’Ouest. C’est l’heure où l’Ombre se réveille.

En sortant sains et saufs de la Maison du Massacre, plusieurs créatures de l’Ombre donnent du fil à retordre aux Aténaar. Pendant le combat, une mystérieuse silhouette observe le combat. Aurora tente de lui mettre la main dessus, mais l’inconnu parvient à s’enfuir.

Vilandre est gravement blessé dans cette embuscade. Les prières à Asmodéus de Niccolo lui permettront d’être remis sur pied en quelques jours, mais dans l’intervalle, il demeure convalescent dans sa chambre à la Vira.

Le lendemain, une pluie fine tombe sur la cité. Les Aténaar décident de préparer l’expédition pour le Havre du Chercheur.

Khazrae, pour remercier Niccolo de sa dernière offrande, lui enseigne une prière puissante pour convoquer une amie à elle. Rituel que Niccolo réalise aussitôt dans une cave dédiée à cette activité de la Vira Aténaar. Une Érinye entre alors au service du prêtre d’Asmodéus. Belle comme une nuit d’hiver à l’aura mortelle, un œil entièrement noir, la chevelure qui ondoie d’une manière inquiétante, et une peau d’albâtre percée de pièces de métal, elle se présente comme Maîtresse Naera. Avec sa longue épée et son arc, elle est parée pour le combat .

Arcibaldo et Aurora assistent à l’arrivée de la créature.

A la vue de la tieffeline, Naera entre en furie et semble vouloir s’en prendre à la benjamine des Aténaar. L’Érinye voit en elle un être à moitié démon… Niccolo la raisonne mais la tension est intense entre la diablesse et Aurora.

Arcibaldo sollicite le maître-espion Ignazio pour recruter des spadassins de confiance. Atta et Émilio reprennent du service. Les deux hommes sont envoyés près de l’impasse du Havre pour repérer les lieux avant l’arrivée de la petite troupe.

Les Aténaar passent au sanctuaire pour résumer les derniers événements aux autres Veilleurs. Ailyn se joint au groupe, elle qui attendait ce moment depuis fort longtemps. Naera ne semble que goûter assez peu l’endroit qui fût autrefois consacré à Aroden, et préfère rester dehors.

En sortant de l’endroit, les Aténaar découvrent un mendiant se vidant de son sang accroché par les pieds à un filin qui ressemble étrangement aux cheveux de l’Érynie.

Au fond d’une impasse, une grande grille rouillée ferme le Havre, lui-même ceint d’un mur de pierre assez haut. Un scellé magique de la Maison Thrune pend sur la grille, mettant en garde les intrus d’entrer dans ces lieux. La grille n’a pas été ouverte depuis fort longtemps, et les lieux sont déserts. Derrière la grille, un parc non entretenu est visible avec quelques fontaines asséchées, et l’on peut voir des squelettes humains çà et là, cachés dans les broussailles, laissant supposer des pièges mortels.

Il est de notoriété publique que l’endroit est hanté par les âmes corrompues des Éclaireurs qui osèrent s’opposer à la Loi Infernale, et que le Havre est un lieu dangereux, évité même des pilleurs de ruines.
Sous une pluie fine de mauvaise augure, les aventuriers approchent de cet endroit lugubre.

La porte grince.

En pénétrant dans l’enceinte, un des serviteurs diaboliques de Niccolo est subitement entouré d’une sphère. Cette dernière devient opaque et noire, puis disparaît, ne laissant rien derrière elle.

Aurora s’envole et repère les runes au sol qui déclenchent ce puissant sortilège. Niccolo s’approche avec le bout de son épée pour déclencher le prochain piège, et il évite de peu une nouvelle sphère qui englobe sa lame. Arcibaldo parvient à dissiper le sort.

Aurora depuis les airs, aidée de Naera, dépose une corde pour indiquer un chemin sûr.

Après une véranda effondrée se dresse une porte à double battant en chêne ornée d’une route sinuant vers l’horizon. Une petite pancarte en bois accrochée à une chaînette rouillée est installée sur la porte.

« Pour libérer le Passé,
Au nom du savoir d’aujourd’hui,
Pour vivre selon l’adage que la fortune appartient aux audacieux,
Pour prouver qu’il n’est nulle frontière. »

Aurora reconnaît sans peine l’ancien credo du Havre du Chercheur, que Donatallus Bisby citait dans ses récits d’aventure.

La porte franchie, les ténèbres accueillent les Aténaar. La lumière jaillit du bout d’une des baguettes d’Arcibaldo.

Un vestibule qui fait office de salle d’exposition, avec des fauteuils confortables même si couverts de poussière, et des présentoirs complètements vides. Des tableaux abîmés ornent la pièce. L’un d’eux montre Donatallus et son chroniqueur en tenue d’explorateurs, dans une jungle luxuriante qui ont chassé un lézard géant, un Dinausoranus de type Tricornutorque. Ce tableau est parfaitement conservé, car un sort le préserve. Émilio retire le cadre et enroule la toile, afin de l’emmener pour qu’il aille décorer la chambre d’Aurora. Cela libère un vent glacial qui sort du tableau et fait frissonner les membres présents dans la salle. Arcibaldo dissipe le sort sur le tableau qui tombe en lambeaux.

Une estrade est vide et la tête de Khazrae sous le bras de Niccolo indique qu’un squelette de Tricornutorque se trouvait là avant.

La pièce suivante est une bibliothèque bien remplie. Niccolo invoque un havrespace dans lequel les Aténaar déposent les livres après les avoir feuilletés pour vérifier s’il n’y avait pas des informations utiles à court terme. Aurora se saisit d’un des livres, et va le lire dans un coin. Niccolo est fasciné de manière anormale par le contenu d’un des ouvrage, et semble en vivre le contenu, tout comme Ailyn.

Naera s’énerve et finit par tirer Ailyn de sa torpeur en la plaquant au plafond et poussant un intimidant cri de banshee.

La pièce suivante est une ancienne salle à manger, pourvue de plusieurs tables et chaises. Un aquarium d’eau trouble en forme de croix trône au centre de la pièce.
Jaillissant des ombres, le squelette animé du Tricornutorque charge les Aténaar qui volent comme des pantins et s’écrasent contre les murs en pierre.

Aurora est projetée par un coup de corne contre l’aquarium, qui se fendille… puis explose et déverse sur la petite tieffeline une boue nauséabonde. Atta et Émilio sont aussi sévèrement blessés par le monstre. Naera tire des flèches enflammées de son arc. Aurora équipe ses gantelets d’argent, plonge ses griffes dans la créature, et lui arrache une côte.

La créature finit par tomber.

Aurora se débarbouille dans les latrines pendant que Niccolo prie Asmodéus pour soigner les blessures du groupe. Aurora a vu un fugace message sanglant sur le miroir de la pièce.

Quelques pièces triangulaires d’une ancienne monnaie (15 DO), un bracelet de jade (22DO) et un sceptre à tête de loup enchanté par le sort Flamme Éternelle se trouvaient au fond de l’aquarium.

Pendant qu’Aurora crochète la porte, un grognement se fait entendre de l’autre côté. Une créature de l’ombre se retire devant les torches du groupe. Le groupe s’enfonce dans une obscurité magique à la suite de Naera. Arcibaldo dissipe les ténèbres. La pièce contient plusieurs supports d’armures, dont une encore en état avec son aura d’abjuration. L’armurmure « Les profanateurs, ils sont là, en bas. »

Une volée d’escaliers s’enfonce. Plusieurs couloirs se succèdent, le groupe dépasse une cantine et repèrent des marques de bataille sur les murs et les portes. Une pile de cadavres s’amoncelle devant une autre porte. Une double porte métallique gravée d’un pentagramme marque l’entrée d’une chapelle. Aurora repère dans la poussière des traces de pas fraîches qui s’y dirigent.

Les portes s’ouvrent à la suite de la dissipation de magie d’Arcibaldo et révèle un pentacle au sol, des bougies éteintes, une porte de métal rouge ornée d’une tête de diables et ornée de différentes runes, un bureau taillé dans une pierre rouge. Un humanoïde est pris par surprise par cette ouverture soudaine. C’est un être trapu légèrement courbé, à la peau bleutée recouverte de tatouages comme un labyrinthe sur son corps, à moitié nu, les oreilles pointues…. Il disparaît dans un nuage de fumée.

Mais Arcibaldo le repère et le plonge dans une confusion qui lui fait reprendre corps. Il lâche son arbalète et tombe à terre. Aurora lui casse un bras.

Arcibaldo lit les pensées de la créature :

Son nom est Vashian, un ancien malfrat varisien surnommé le dédale de chair, qui dans sa jeunesse a écumé Couronne d’Ouest. Il a fini par payer le prix de ceux qui bravent le couvre-feu et a croisé la route d’un vampire. Jahir et Vashian ont été envoyés pour empêcher les Aténaar de récupérer une relique. Leur maître se terre dans une maison qu’Arcibaldo identifie dans sa vision.

Naera lui plante un pieu dans le cœur au moment où Vashian se réveille.

Aurora, décidément pleine de surprise et à la vie nocturne bien remplie, révèle aux aventuriers qu’elle le connaissait avant qu’il ne devienne vampire : c’était un monte-en-l’air, ancien petit ami de Cyan.

Dans la pièce, le bloc de pierre de sang est amovible et pivote pour libérer une cavité. Un escalier s’enfonce dans le sol. Phénomène étrange : une lumière vive balaye les escaliers par pulsations. La température monte de quelques degrés dans la pièce.

En descendant les escaliers, la voix de Jahir se fait entendre et résonne dans la pièce. Arcibaldo semble le connaître et discute avec lui.

En bas se trouvent deux couloirs. Le groupe est scindé en deux quand une porte se referme subitement. Niccolo et Naera se retrouvent dans une pièce qui s’emplit de ténèbres.

Niccolo invoque la puissance vitale d’Asmodéus et s’en sert pour meurtrir à de multiples reprises le vampire tout en soignant Naera. Cette dernière lacère la créature de son épée mais celui-ci retourne l’allégeance du Démon osseux ayant pénétré dans la bibliothèque avec eux. Il blesse son maître Niccolo pris par surprise.

Aurora fracasse la porte et pénètre dans la salle. Le combat fait rage. Niccolo bannit le diable possédé qui s’en est pris à lui. Atta et Émilio se joignent aux réjouissances. Aurora, rapide comme l’éclair, enfonce jusqu’à son l’épaule un pieu dans le cœur du mort-vivant. Le serviteur vampirique se rabougrit et dessèche en quelques secondes, mais avant que son ne âme quitte son enveloppe charnelle, Arcibaldo viole son esprit à la recherche d’informations, et bénéficie de plusieurs visions.

Il entrevoit le soubassement d’un bâtiment abandonné dans le Rego Cader. Il fait nuit. Le maître est présent.

Ilnerik Sivanshin.

Il se dresse devant une assemblée d’une douzaine de silhouettes encapuchonnées dont Jahir et Vashian. Il tient un discours plein de haine envers les mortels qui ne méritent pas le don qui leur a été fait. Il compte prendre le contrôle de la cité avec ses alliés. Apparaissent alors depuis les ténèbres une douzaines d’Ombre de la Nuit de forme canine qui viennent à ses côtés.

La vision suivante montre le Totemrix à la ceinture d’Ilnerik, qui, lorsqu’il caresse la tête de chauve-souris de l’artefact, fait venir à lui un chien de l’ombre.

Il voit un couloir dans lequel des formes encapuchonnées creusent, puis fracassent des portes. Une fois brisée, la quatrième porte libère une pulsation lumineuse qui réduit en poussière les serviteurs d’Ilnérik. Jahir y échappe de peu, mais se retrouve coincé dans la bibliothèque où les Veilleurs l’avaient trouvé.

Le vampire se racorni complètement et les visions s’estompent.

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Niccolo

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