Les environs de Couronne d'Ouest

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La région de Couronne d’Ouest
Nombre des sites qui jouent un rôle important dans la vie quotidienne de Couronne d’Ouest sont situés à l’extérieur des murs d’enceinte de la cité ou à l’écart de ses eaux. Beaucoup de forces d’inflence couronnaises doivent leur puissance à la disposition de ces lieux et de ces structures ou en exploitent les effts pour accroître leur autorité ou leur emprise sur les autres. En outre, la topographie et les environs de la région qui est située au sud de l’Adivian affctent tous ceux qui y vivent ainsi que tous ceux qui les gouvernent. Voici quelques-uns des nombreux sites d’intérêt ou d’inflence de la région.
L’Adivian. L’Adivian méridional est un énorme fleuve qui défi même le puissant Sellen de l’est, tant par la force de ses courants et la profondeur que ses eaux et ses mystères peuvent atteindre en certains endroits que pour son importance au regard du commerce et des déplacements régionaux. Il s’agit d’un fleuve dans l’ensemble assez large et qui s’écoule lentement, bien que ses eaux gagnent en puissance à l’approche de la Baie du Joyau. Au grand regret des premiers explorateurs et de certains marchands d’aujourd’hui, l’Adivian est, pour tout un tas de raisons, impraticable pour les gros vaisseaux passés les cent trente premiers kilomètres en amont de Couronne d’Ouest. Quand survient la fin du mois de Gozran, la fonte des neiges des montagnes de Ménador fait déborder le lac Mélancolie et ses rivières pendant près de deux semaines, pouvant aller jusqu’à augmenter leur profondeur de soixante centimètres (accroissant ainsi leur débit relatif ) et à élargir le fleuve de huit cents mètres à certains endroits. De plus, le lit du fleuve est très irrégulier et dissimule beaucoup d’écueils qui ont déjà coulé de nombreux navires. C’est ainsi que la recherche de cargaisons et de trésors perdus dans fluve ou la baie constitue une carrière comme une autre pour un paquet de téméraires du Chéliax occidental.
Les Arches de Stavian. Lors de sa première visite offielle au Chéliax, l’impatient Stavian Ier, alors empereur du Taldor, fut pris de colère lorsqu’il échoua à remonter l’Adivian et ordonna à ses ingénieurs et magiciens de trouver un moyen pour « permettre à [leur] empereur de conquérir le fluve ainsi qu’il avait conquis tous les autres obstacles qui s’étaient dressés sur son chemin. » Ils bâtirent des arches à proximité du fluve, d’abord en bois, puis en pierre, et creusèrent les berges afi de construire des canaux réguliers, aux bords pavés et au dénivelé plus doux que les chutes. En 3850 AR, il était désormais possible de tracter les petits bateaux le long des chutes grâce à des poulies et à des cordes (ainsi qu’aux indispensables équipes d’esclaves, dont beaucoup vivent dans de petits villages, non loin des arches). Dès 4100 AR, les grandes arches de pierre autorisaient le passage aux navires de taille moyenne, qui pouvaient remonter l’Adivian jusqu’au lac Rikkan. En 4085 AR, quand fut achevée la troisième Arche de Stavian – un arc imposant situé sur la rive ouest des Chutes de Rikkan – on put alors porter les navires même les plus grands en amont du fluve, jusqu’au lac Mélancolie (quand il y avait suffimment d’esclaves de disponibles pour tracter le vaisseau et sa cargaison le long de la rampe du canal). Depuis la fi de la Guerre civile chélaxienne, la pire des trahisons survint en 4660 AR quand la troisième Arche de Stavian fut détruite, condamnant ainsi l’accès des grands navires et des grandes armées à la capitale du Chéliax. Même les tentatives de reconstruction échouèrent puisque les superviseurs impériaux furent assassinés et que les esclaves travaillant sur le projet furent massacrés ou libérés en masse (deux phénomènes qui causèrent d’ailleurs beaucoup de tort à la maison Thrune).
Le bois des Tumulus. Loin au nord, au-delà du lac Mélancolie, se dresse le bois des Tumulus, au sujet duquel circulent plus de légendes que de vérités. Ce qu’en sait le peuple, c’est que les arbres qui y poussent ont beaucoup de valeur aux yeux des marchands et des artisans qui vivent en aval ou sur les terres de l’est. Entre les mains des constructeurs de navires couronnais, le tumuchêne produit des embarcations sombres et lisses ne pesant pas plus lourd que les autres et dont la maniabilité et la résistance restent pourtant sans égal. Selon les magiciens, il existerait même un bois costaud encore plus rare, l’érable des ombres, dont il serait facile de faire des baguettes ou des bâtons enchantés. Bien qu’il soit situé à près de 500 kilomètres de Couronne d’Ouest, le bois des Tumulus est un site de premier plan pour les marchands et les artisans. Des rumeurs courent selon lesquelles de petites communautés d’elfes persisteraient dans les profondeurs de la forêt mais auraient tendance à vivre en autarcie et à éviter les voyageurs.
La citadelle de Rivad. Niché au cœur des collines, à moins d’une journée à cheval à l’ouest de la Cité du Crépuscule, se trouve l’un des sites les plus menaçants du Chéliax : la forteresse qui a vu naître l’ordre du Chevalet, ou les tout premiers Chevaliers infernaux. Perchée au sommet d’une colline, la citadelle de Rivad, ancienne propriété d’un noble andoran exilé, est aujourd’hui devenue une enceinte sinistre à deux portes et aux remparts criblés de pics de fer. Cette sombre placeforte à trois tours offe aux soldats une vue imprenable sur les environs. Les sept bâtiments situés dans l’enceinte de la citadelle accueillent cent cinquante des soldats de l’ordre ainsi que des esclaves et divers serviteurs et administrateurs. En tant que plus grande forteresse du premier ordre des Chevaliers infernaux, la citadelle de Rivad est un poste très prestigieux auquel aspirent nombre de ces Chevaliers.
Les collines Turaniennes. Les terres côtières, qui entourent Couronne d’Ouest sur plusieurs kilomètres, ondulent sous les courbes des collines Turaniennes, tapissées d’oliviers, de vignes et de divers autres buissons et arbres fruitiers qui font la richesse du territoire et favorisent le commerce de nombreux produits. En plus de cela, l’Adivian, ainsi que les nombreuses criques et rivières qui l’alimentent, traversent ces collines, mettant à jour des dépôts d’argile qui, s’ils présentent une couleur noisette dans les environs du lac Mélancolie, affient une nuance rouge très particulière le long du fluve. Lorsqu’on la cuit, cette argile offe des poteries écarlates uniques que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Quant à l’argile que l’on trouve entre les Bassins des trois chutes et les Chutes de Rikkan, et que l’on désigne souvent sous le terme d’ « argile sanguine, » elle est d’un rouge très vif qui donne presque l’impression que les parois des canyons se vident de leur sang quand surviennent les inondations du printemps.
Fort Dhaen. Ce château, abandonné depuis longtemps, s’effrite et s’effondre au milieu de la végétation étouffnte et de la faune des marais de Dhaen. Les rumeurs font état de trésors qui, pendant longtemps, auraient été en possession de la Marquise folle, Olara Dhaen, et de son père, Roakar Dhaen, le Larquis dément. Leur famille et eux-mêmes détenaient suffimment de pouvoir pour fuir les ennemis couronnais et s’enfoncèrent au plus profond des marais, où ils construisirent un château sur trois niveaux avec des pierres extirpées de la mélasse. Certaines histoires racontent également que leur cruelle magie auraient fii par transformer chacun de leurs serviteurs, soldats et fis en monstres mortsvivants pourrissants, tandis que leurs files seraient devenues ces fantômes que l’on entend hurler dans tout le marais. Si beaucoup d’aventuriers se sont risqués dans les marécages de Dhaen, dans l’espoir d’en ramener les trésors ou les connaissances diaboliques d’Olara, les habitants de Couronne d’Ouest ne les ont pratiquement jamais vus revenir de leurs quêtes.
Les marais de Dhaen. Ce nom fait référence à l’important réseau de petits cours d’eau, d’étangs, de mares et de marécages qui s’étire au milieu des collines où le Haut-Adivian achève sa course, à plus de quarante kilomètres ouest-nord-ouest de la Cité du Crépuscule. Dans ces plaines gorgées d’eau vivent toutes sortes de morts-vivants, de guenaudes, de feux follets et de harpies au cri perçant.
Le pont de l’Adivian. Les Chevaliers infernaux de l’ordre du Chevalet ont placé une garnison sur le pont de l’Adivian, à environ deux kilomètres ouest-nord-ouest de la cité. Les arches du pont, construites par les chélaxiens, s’élèvent à plus de neuf mètres au-dessus des Flots de Dhaen. Les doubles portes, situées à chaque extrémité du pont, sont toutes deux gardées par un paralicteur qui commande une vingtaines de Chevaliers infernaux et au moins quatre Signifers. Chacune d’elles est équipée d’une double-herse qui permet aux défenseurs de laisser passer les voyageurs et de les piéger entre les deux portes, les laissant ainsi à la merci des assommoirs placés au-dessus.
Les ports du Rikkan. Pour répondre aux nouveaux problèmes de déplacements flviaux, deux petites villes portuaires se sont développées sur les rives du lac, Bassin d’Ouest et RikkanEst, où l’on trouve de nombreuses tavernes et auberges ainsi que de nombreux autres endroits où se détendre. Les deux villes accueillent également toutes sortes de marchands, qui cherchent à acheter des biens afi de les revendre en amont de la rivière, et de nombreux porteurs, qu’ils soient esclaves ou à louer, pour faire transporter ses propres possessions. Grâce à la Grande arche de Stavian, la communauté de Bassin d’Ouest s’est agrandie et la ville s’étend désormais en amont de la rivière, le long des chutes. Quant à Rikkan-Est, qui est installée en aval des chutes, elle accueille davantage de pêcheurs et de docks plus faciles d’accès pour les voyageurs. Depuis 4674 AR, les forces impériales occupent régulièrement Bassin d’Ouest, où elles traquent les rebelles et les traîtres au règne de la maison Thrune, car beaucoup de gens sont efft persuadés que ceux qui ont détruit la Grande arche de Stavian sont toujours présents dans la région, à fomenter la révolte contre la gloire de sa Majestée infernale. Le maire de Bassin d’Ouest, Tibalt Khrocini, a engrangé beaucoup de pouvoir et de faveurs (en plus du titre de Vismargrave des Chutes de l’Adivian) en forçant la main et en asservissant les navires et équipages s’opposant à certaines familles de la cour. Cette manœuvre lui a également permis de maintenir la circulation des marchandises (sinon des navires) en amont, sur des adèles bassinoises qui assurent leur transport jusqu’au lac Mélancolie et jusqu’à la ville d’Égorian.
La Rifardone. Malgré son nom, le « Récif d’Aroden » est en réalité un gigantesque banc de sable renforcé et constitué de boue et des débris charriés par l’Adivian. Cette barrière légèrement courbe fait plus de dix-neuf kilomètres de long et s’élève, par endroits, à un mètre cinquante au-dessus des flots. Elle abrite l’embouchure de la rivière contre les marées les plus violentes et protège Couronne d’Ouest contre les assauts directs du trafic naval. Sous les vagues, reposent de nombreuses épaves de navires adossées aux pentes sud de la Rifardone, qui ont été victimes d’explorateurs présomptueux, de pilotes arrogants ou de navigateurs s’étant simplement laissés distraire par l’impressionnante statue d’Aroden qui se dresse dans le port nord. Ces centaines d’épaves laissent deviner la raison pour laquelle la cité est restée si longtemps « inconnue » des puissances de l’est. Les vaisseaux qui prennent la mer doivent louvoyer le long des Falaises du Joyau, aux extrémités est et ouest de la baie, avant de virer, trois kilomètres plus loin, pour longer les falaises du nord et pouvoir rejoindre en toute sécurité les eaux saumâtres où se confondent la mer et la rivière. Entre la baie du Joyau, qui fait offi de bouclier, et la Rifardone, la Cité du Crépuscule est très bien épargnée contre les marées et les tempêtes.
Les Trois chutes. Entre le lac Mélancolie et la Baie du Joyau, l’Avidian méridional suit un dénivelé de trois cents mètres, le long desquels son cours est rythmé par de nombreux rapides et trois ensembles de chutes d’eau. Les hauts-fonds et les rochers que l’on trouve au pied de ces chutes empêchent la navigation de tout vaisseau autre que les embarcations à fond plat, telles que les barges, ou les tout petits bateaux capables de se frayer un chemin à travers les rapides. C’est pourquoi l’essentiel du trafic fluvial se compose de barges de transport ou de larges « adèles » (barges chélaxiennes remplaçant les carrosses pour le transport de personnes). Depuis 3875 AR, des systèmes de poulies et de cordes tractent même les barges chargées à bloc en amont du fleuve, à l’exception des Chutes de Rikkan jusqu’où il faut porter les cargaisons et les barges en passant par le long des berges. Les premières chutes que l’on rencontre, à quarante-deux kilomètres au nord de Couronne d’Ouest, sont les Bassins des Trois chutes, un trio de cascades échelonné d’un mètre cinquante (le plus grand danger de ce site tient au bassin très peu profond qui se situe entre les deuxième et troisième cascades). Puis, à cinquantetrois kilomètres au nord de Couronne d’Ouest, viennent les Larmes de Chalraka, où un énorme rocher émergeant du lit du fleuve sépare les eaux en deux cascades distinctes. La façade avale du rocher, sculptée par quelque inconnu, représente un visage de femme Azlante en pleurs. Le bras ouest, plus étroit, se jette deux mètres plus bas dans un profond bassin situé très près de la paroi du canyon, qui mesure cinq mètres de haut. La cascade est plonge de seulement un mètre vingt sur une pente rocheuse qui affleure à la surface et envoie les bateaux s’écraser sur la paroi orientale du canyon ou contre les rochers situés juste sous la surface du bras est du fluve. À vingt-sept kilomètres plus au nord, se trouve la troisième et la plus célèbre des cascades. Les Chutes de Rikkan, hautes de cinq mètres et dessinant un fer à cheval, se jettent dans un lac de six kilomètres de large situé en contrebas. Elles doivent leur nom à l’auteur Andoran des Voyages à la frontière lointaine, qui fut le premier à les dessiner en 1896 AR et publia son journal à Almas, près de quarante ans plus tard.
Valignus. Le « Vallon brûlant » est à peine à un jet de pierre au sud-est de la citadelle de Rivad et au nord de la route de Rack, qui serpente en direction de la porte du Licteur. Au fil des siècles, ses pentes usées par de nombreux passages ont pris la forme d’un stade naturel et irrégulier. Au fond du vallon, reposent d’énormes souches calcinées, dont la largeur atteint la taille d’un homme et qui constituent le témoignage muet des « bûchers de clarté » (autodafés) mensuels auxquels s’adonne le licteur Almansor. Après chaque incinération de « documents gênants » confiqués, qui se déroulent du crépuscule à l’aube, ces amas et le sol qui les entoure mettent au moins cinq jours à se consumer.

Les environs de Couronne d'Ouest

L'Agonie de Couronne d'Ouest Ethadan