L'Agonie de Couronne d'Ouest

Un dîner presque parfait

Le premier jour du mois de Neth, la majorité des Aténaar se retrouvent le lendemain au sanctuaire d’Aroden pour se reposer et panser leurs plaies suite à leur représentation haute en couleur des « Six épreuves de Larazod », qui laissa le public du Théâtre d’Ombrenuit en liesse.

Faisant fi de ses égratignures glanées lors de la soirée, Vilandre est encore assez fringant pour rudoyer le bassin de la douce Calcénica. Il achève sa soirée en s’échouant dans un bouge pour s’inonder le gosier, avant de ramper jusqu’à la Vira. Le lendemain, il reçoit une missive les conviant à la fameuse fête prévue à la folie d’Aberian.

Vilandre rallie donc le sanctuaire pour prévenir ses comparses. Arcibaldo est en train de rédiger des missives alors qu’Amaya tire les cartes.

Les lames parlent à nouveau : Aurora explore la Forge, Léonis y croise le Vagabond, Villandre se mue en Courtisan et Arcibaldo se modèle dans la Cire.

Aurora emballe sa robe de bal dans son fidèle balluchon. Ailyn distribue quelques potions pour aider dans la suite des péripéties. Les Aténaar se griment derechef dans leurs personnages d’opérette de la veille, avant de traverser la ville en saluant les badauds venus assister au passage de ces curieux héros de pacotille.

La demeure du Seigneur-maître est un bâtiment imposant dans le sud de Couronne d’Ouest. C’est un château noir et ocre, orné de gargouilles rouillées, et ce soir-là, les gouttières dégorgent d’eau de pluie. Les Aténaar sont accueillis par un serviteur qui les prend en charge directement à leur arrivée.

L’intérieur est luxueux et l’on comprend où passent les lourdes taxes qui pèsent sur le peuple de Couronne d’Ouest. Les tapisseries, tableaux et sculptures sont si nombreuses et exubérantes que c’en est presque étouffant.

Au centre de la maisonnée se trouve un jardin exotique où court un petit ru, sous une voûte céleste enchantée. La silhouette d’un diable se dessine de manière fugace dans ce ciel magique. Les Aténaar parcourent ce jardin et franchissent un coquet pont de bois. Le groupe est finalement pris en charge dans une antichambre par une majordome à l’air pincée, une dénommée Crozael. Elle nous mène dans la salle du banquet en nous annonçant, la mâchoire serrée.

L’accueil est frileux. La salle du banquet est immense et très haute de plafond illuminée par des chandeliers de cristal. Une tablée en H accueille un abondant festin. Pas moins de six cheminées monumentales réchauffent la pièce. Les murs dépeignent des scènes de Couronne d’Ouest dans une ambiance infernale. Contre un mur se dresse une grande horloge en bois sculptée où chaque heure dépeint un diable qui chasse une licorne. Une mystérieuse porte en pierre noire se dresse sur le mur est.

Parmi la quarantaine de convives, impossible de manquer le seigneur-maire, un homme replet au sourire trop large pour être honnête, ainsi que le général Vourne, le regard sévère et la moustache taillée affairé à consulter des documents, flanqué de deux capitaines.
Dame Shamadi Drovenge, représentant une des maisons les plus puissantes de Couronne d’Ouest, discute avec Ertein Oberigo, lui aussi patriarche de sa famille. Dame Sascar Tilneros, issue d’une famille moins prestigieuse, est une femme très maquillée aux goûts fantasques. Les Aténaar s’esbaudissent de son diadème en forme de volcan ailée en éruption, d’un goût très sûr. Robald Nonon, Calcénica et la vice-baronnette Oyamax sont aussi là.

Un détail étrange trouble les Aténaar : il n’y a aucun garde en vue.

Un excellent vin, un millésime de Gégarien, vieux de 150 ans est servi aux convives. Vilandre le boit sans retenue, comme un gorgeon de taverne.

Dans une pièce attenante au nord, les murs sont bordés par une haie de roses. Un bassin au centre semble rempli de miel. Deux prêtres d’Asmodéus en robe discutent dans cette pièce. Visario, un notable reconnu de la cité ainsi que… Ô, mais c’est Niccolo que voilà ! A la plus grande surprise de ses comparses, Niccolo a réussi à obtenir une invitation pour la soirée. Comme quoi, il suffit parfois de faire jouer les bons contacts, plutôt que de bâtir des plans alambiqués qui propulsent sur le devant de la scène.

L’autre pièce attenante, au sud, abrite trois grands arbres chargés de nombreux fruits différents. Les arbres donnent une impression de silhouette ailée, pas vraiment rassurante. Une fontaine d’eau claire est pourvue d’un plafond enchanté qui dépeint un ciel ensoleillé.
Aurora explore un peu le jardin. Arcibaldo présente ses hommages au seigneur-maire Arvanxi et en profite pour lui lire ses pensées. Il est préoccupé par le général Vourne dont il a peur, notamment parce que ce dernier se tient volontaire à l’écart des festivités. Il est aussi inquiet car son système de chauffage dysfonctionne. Il a une pensée pour ses appartements qui, s’ils sont luxueux, ne semblent pas contenir de coffre ou d’entrée secrète.

L’horloge sonne 19H, le premier plat est servi.

Les convives se rapprochent de la table, et à la surprise de Vilandre, le Maralicteur Voralius, son vieil ennemi qui s’est assuré de son éviction de la Légion Infernale, descend du balcon. Ce dernier reconnaît Vilandre et fronce les sourcils.
Les Aténaar se dispersent pour converser avec les différentes figures présentes ce soir-là. Dame Tilneros, en bonne colporteuse de rumeurs et ragots, apprends à Arcibaldo que le seigneur-maire aurait un fils ! Mais qu’il en aurait honte, et qu’il serait caché dans son grenier, craignant la lumière du jour. Vilandre discute de son côté avec Shamadi Drovenge qui est là pour satisfaire à l’étiquette et semble se désintéresser de cette soirée. Niccolo quant à lui, aborde le général Vourne sur des sujets politiques.

A la fin du premier plat, les Aténaar en profitent pour aller fureter dans la maison.
A l’étage, une volée de marche est bloquée par un cordon et un panneau annonçant ‘passage interdit’. Il n’en faut pas moins pour aiguiller Aurora qui franchit le cordon, se faufile discrètement et crochète la porte qu’il y a en haut des escaliers. Elle y trouve un grenier poussiéreux où se dessinent quelques traces de pas sur un vieux plancher grinçant. Elle déniche une nouvelle porte mais échoue à la crocheter avant le début du deuxième service.

Niccolo défend le nom des Aténaar attaqué par le Maralicteur Voralius, qui menace de porter plainte au nom de l’ordre du Chevalet quant à « l’infamante présence des Aténaar dans la demeure du seigneur-maire ».

L’horloge sonne 20H, le deuxième plat est servi.

Vilandre apprend que la demeure appartenait au premier Seigneur-maire et qu’il recèle des secrets qui ne sont pas bien maîtrisés par l’occupant actuel. Arcibaldo divertit Shamadi Drovenge, qui semble porter un intérêt un peu trop manifeste pour la maison Aténaar.

L’exploration du manoir continue sitôt le deuxième plat terminé.
Arcibaldo visite le rez-de-chaussée après avoir crocheter quelques serrures. Un boudoir, une bibliothèque qui contient notamment des pièces de collection en matière de pièce de théâtre. Arcibaldo refreine son envie de s’y attarder. Il visite ensuite une chambre inutilisée dans laquelle il découvre une cachette dissimulée dans une tête de lit, contenant quelques potions et deux baguettes. Enfin, un temple d’Asmodéus laissé à l’abandon complète le rez-de-chaussée de ce côté.

Aurora et Léonis repartent à l’assaut de l’étage. Le verrou levé, ils mettent à jour une sorte de portail en vif-argent. Qu’ils franchissent.

Vilandre essaie de séduire Dame Chimène Badi, qui ne semble pas complètement insensible à son charme. Elle quitte cependant la soirée, non sans dire quelques mots au seigneur-maire avant de quitter les lieux.

L’horloge sonne 21H, le troisième plat est servi.

Mais deux convives absents viennent troubler le bon déroulé du service…

Léonis et Aurora se retrouvent de l’autre côté du portail. Ils se retrouvent dans un couloir lambrissé de bois gris. Le gnome supporte mal la translation planaire et se déleste des deux premiers services sur le tapis. Le couloir est cerné de plusieurs alcôves. Un cadavre d’elfe aux cheveux blancs en décomposition avancée se trouve dans l’une d’elles. Il porte une robe de magicien, un havresac et tient dans ses mains un parchemin. Aurora s’empare d’une perle qui se trouve dans le sac.

Des volutes bloquent le passage. Aurora vole par-dessus.
Une créature apparaît au travers des volutes. La bestiole est une sorte de hyène porc-épique qui se met à hurler. Aurora lui fond dessus et la frappe. Les épines la blessent en retour. Leonis prend la poudre d’escampette non sans avoir lâcher un carreau d’adieu. Aurora part à sa suite.

Les deux rescapés croisent un serviteur en redescendant leur disant que le repas les attend.

L’alcool coule à flot et les convives s’enivrent peu à peu.

C’est au tour du général Vourne de quitter la soirée : des obligations l’appellent ailleurs.
Arcibaldo analyse les babioles récupérées. La perle est une perle de thaumaturgie. Les parchemins du havresac sont de l’école de nécromancie. Mais une page qui parle de religion infernale se révèle être une Malerune, une malédiction mortelle qui accable désormais Arcibaldo.

Un bal apporte de l’animation à la soirée. Cette dernière se termine sur une liqueur qui finit de saouler bon nombre de convives.

Les Aténaar décident de se réunir une heure après la fin du banquet.

Ils pénètrent ensemble par le portail et trucident les créatures, identifiées comme étant des Hurleurs, d’origine démoniaque.
Le sol du couloir est masqué par des volutes noires. Des étagères sont remplies de livres et Arcibaldo se saisit d’un des ouvrages qui attire son attention.

Après avoir franchi une porte, le groupe arrive dans une salle à l’architecture eschérienne.

Un Niccolo en négatif, une ombre, sort d’un miroir et attaque. Vilandre arrive à la rescousse. Une Aurora d’ombre attaque l’original. Le combat fait rage contre ces reflets démoniaques dans cet espace à la physique improbable. Léonis réalise un tir exceptionnel qui fait tomber un rideau devant le miroir.

Les Aténaar se débarrassent de leurs adversaires. La progression dans ce lieu étrange peut continuer…

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Breloque

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