L'Agonie de Couronne d'Ouest

Ma chandelle est morte

Les Aténaar ont découvert de précieuses informations dans les courriers du Seigneur Vheed, qu’Arcibaldo a retranscrit sur le vélin après l’avoir mémorisé. Ils connaissent désormais l’identité des Eclaireurs ayant disparu après avoir scellé le Havre du chercheur lors des premières révoltes de la période de tensions qui a précédé l’arrivée des Thrune.

Donatalus Bisby, figure romanesque admirée par Aurora, chef des Corsaires d’Ambre et l’un des deux survivants d’une expédition dans le Mwangi. Il possédait des informations sur au moins un artefact magique qu’ambitionnait de récupérer le Seigneur Vheed. Il a été enfermé dans les cryptes souterraines.

Ilnérik Sivanshin, demi-elfe chroniqueur de Bisby, a fui dans le Nidal avec une relique volée.

Coriana Paradisiaque, aasimar a la tête d’un groupe de rebelles, le Rempart du père, elle a été tuée et sa dépouille récupérée par les Sœurs d’Eiseth. Les Sœurs d’Eiseth sont connues pour tenir une nécropole au nom festif « la Maison du Massacre » dans le Rego Cader. Leur ordre vénère une érynie et ses membres aspirent à se transformer un jour en un de ces êtres diaboliques.

Liriam, maître du savoir du Havre du chercheur, serait l’auteur du poème « le Mariage de Cuni ♥ » qui selon la rumeur contiendrait un code lié au Havre du Chercheur.

Enfin, le capitaine-aventurier Aïger Ghaëlfin, qui a ordonné la fermeture du Havre du chercheur a été pétrifié par un magicien des Thrune et des morceaux de sa statue seraient en possession de la maison noble mineure Lucca, bien connue des amateurs de paris sanglants.

Les bougies funéraires récupérées dans le dodécaèdre permettent de converser avec les esprits des morts. Les Aténaar comptent bien s’en servir pour faire progresser leurs investigations.

Niccolo, de son côté, discute avec la tête de Khazrae. « Discuter » est assez approximatif, car cette dernière a des crises de folies et un discours peu intelligible noyé dans une diarrhée verbale d’injures et de borborygmes. D’ailleurs, Aurora qui écoute en secret à la porte de la chambre de Niccolo, apprends quelques nouveaux jurons bien fleuris pour agrémenter son répertoire. Elle les note avec soin dans son journal intime pour ne pas les oublier et les garder pour plus tard.

L’érynie qui trône désormais sur le secrétaire de Niccolo est néanmoins volubile. Elle fut jadis un Fléau de la Légion d’Yss, et a été trahie par un ennemi. Sa tête a fini dans les mains du Seigneur Vheed après un pari gagné avec un puissant des enfers. Ce dernier l’emmenait partout avec elle. Elle révèle que le Seigneur Vheed aurait séjourné un an dans le Havre du Chercheur. C’était un puissant magicien, qui créa notamment le Nœud Chélaxien.

Arcibaldo mène quelques recherches :

Concernant les Sœur d’Eiseth.
C’est une sororité dont l’influence dépasse les frontières du Chéliax. Elles sont connues comme « les Sœurs de l’Erynie d’Or » dans l’Isger. Le marché de l’assassinat étant fortement concurrentiel dans le Chéliax, elles n’ont guère prospéré dans l’empire. La Maison du Massacre, leur dernière nécropole active, située dans le nord du Régo Cader, abriterait une dizaine de sœurs tout au plus. Elles sont connues pour un service qu’elle monnaye à prix d’or. Elles pratiquent une technique pour faire disparaître les corps qui empêche toute résurrection.

Concernant la maison Lucca.
Les paris illégaux sont toujours le fonds de commerce de cette maison implantée dans le Régo Crua. Leur patriarche s’appelle Rance Lucca, et c’est un homme d’affaire réputé. Il possède le Diablodrome André Badard©, un lieu dans lequel les paris flambent pour des combats souvent illégaux entre hommes, diables et monstres.

Aurora quant à elle est tout excitée au sujet de Donatus Bisby et a décidé de lui composer une ode. Elle profite aussi de l’absence de Niccolo pour s’introduire dans sa chambre et tailler le bout de gras avec Khazrae. Elle lui fait lire quelques pages des aventures de Bisby, mais se fâche rapidement avec elle. Elle la bâillonne et glisse dans sa narine la perle de thaumaturgie, en cadeau pour son frère.

Niccolo sacrifie un poulet à la gloire de Moukatax, son familier, pour le remercier de ses services et renforcer sa puissance. Il se rend jusqu’au lieu où Cyan, filée par Moukatax, est rentrée après la visite dans le Cœur d’Asmodéus. La Vira Drovenge.

Léonis s’absente car il été réquisitionné pour participer à l’escorte du Baron, pour une nouvelle rencontre avec la famille Gorvix.

Vilandre traine du côté du Diablodrome pour en apprendre plus sur les lieux. Il parie et assiste à un combat sanglant entre des gladiateurs et un diable osseux. Il inspecte les lieux, plutôt bien décorés. Il repère Rance Lucca entouré de sa coterie, qui regarde le spectacle pendant qu’un laquais lui sert du vin.

Niccolo décode le « Mariage de Cuni ♥ » et y découvre un deuxième poème en son sein « La Porte des Vagues », qui évoque la Crique du Coutelas, un lieu qui abritait autrefois des contrebandiers chassés par la maison Thrune.

Niccolo retrouve la perle de thaumaturgie pleine de glaire sur son tapis. Il apprend de la part de Khazrae que c’est Aurora qui a apporté ça, ce qui le met grandement en colère. Il appelle sa sœur, en train de jouer du clavecin, qui ne lui répond pas. Il monte dans sa chambre pour invoquer un lémure baveur dans l’instrument de sa sœur.

Le groupe décide de se rendre à la Crique du Coutelas. Aurora prépare des sandwichs pour faire un pique-nique. Arcibaldo propose les services de son Masque Vittorio Carabinio, contrebandier au manteau élimé et au cache-œil en cuir bouilli.

Sa felouque et le sens de l’orientation de Vilandre les mène jusqu’à l’endroit décrit par le poème. Les points de repère sont en vue et alignés comme dans le poème, mais c’est en plein milieu des eaux troubles de la crique.

Niccolo invoque un diable triton pour aller explorer les eaux. Des créatures mort-vivantes sont tapies dans l’ombre, mais pas d’autres indices ne semblent habiter les lieux.

Après une réflexion sur le poème, Aurora remarque une erreur d’interprétation liée à l’histoire des Eclaireurs, le Guide fait référence à un objet qui pointe vers le nord, ce n’est pas une personne. Arcibaldo, lui, se rend compte que la temporalité n’est pas bonne : c’est au crépuscule que se déroule la poésie.

Aurora file à tire d’aile jusqu’au sanctuaire d’Aroden pour discuter avec Ailyn et la persuader de nous prêter un Guide. Pendant ce temps-là, Vilandre apprends la pêche à Arcibaldo.
Le soleil faiblit et la couleur de la mer se mue en un noir inquiétant. Des tentacules d’ombre surgissent et attaquent les Aténaar. Le combat fait rage. Arcibaldo use de sa magie pour encourager ses compagnons. Vilandre tranche les pseudopodes de sa nouvelle coutille aiguisée. Aurora les transperce avec ses griffes. Niccolo a quelques difficultés avec sa magie invocatoire.

Les créatures une fois vaincues, les Aténaar découvrent un scintillement à quelques encablures de là. Une porte dimensionnelle fait son apparition à fleur d’eau.
Les Aténaar débarquent dans un caveau, pourvu d’un banc et d’un coffre. Arcibaldo crochète la cassette qui contient quelques parchemins et potions magiques, ainsi qu’un jeu de clés et un morceau de parchemin signé par Liriam.

Cette note apprend aux Aténaar qu’Ilnérik a volé une relique, la moitié de l’Aolhl, appellée « Totemrix », une relique vyriavaxienne à l’influence maléfique qui selon Liriam transformera Ilnérik en vampire. Cela est aussi lié à une certaine « Tombéedujour », où la puissance s’accumule, au point que les Eclaireurs l’ont enfermé dans les profondeurs du Havre du chercheur, dans la crypte appelée l’Arche d’ambre.
Vilandre trouve sous le coffre un étui dissimulé avec une baguette.
Dans les parchemins se trouvent les papiers d’identité vieux et obsolètes de six personnes de la famille Imvius, affiliée aux Drovenge, et proche des Thrune.

Les Aténaar retournent à la Cité avant la tombée de la nuit.

Durant la nuit, Khazrae réveille Niccolo en insultant un certain Varvaxx, un autre diable.
Quelques recherches sur les vampires révèlent que certains remèdes de grand-mère fonctionnent avec eux : une forte lumière peut leur nuire et un pieu en bois dans le cœur empêche leur régénération.

Arcibaldo essaie d’en apprendre plus sur les « reliques viriavaxiennes ». Son contact Giovanni Scampi, aurait croisé dans un livre mis à l’index une référence à Vyriavaxux, seigneur démon des ombres, à tête de chauve-souris.

Vilandre fait confectionner des dagues en bois pour lui et ses compagnons.

L’Aolhl serait un artefact, une statuette composée de deux éléments emboités : une tête d’oiseau doré droite face au ciel et une tête de chauve-souris en obsidienne. Chacun représente une divinité. L’Aolhl est le symbole d’une cité du Mwangi dévasté, du nom de Jaytirian.

Niccolo achète un esclave au marché dédié, afin de le torturer pour divertir Khazrae. Les conseils de cette dernière au bourreau prolongent l’agonie du malheureux pendant plusieurs jours.

Les Aténaar décident d’aller au Diablodrome afin de voir si la statue du capitaine-aventurier Aïger Ghaëlfin s’y trouve toujours.

Arcibaldo se grime en Eustache Feliz, un autre de ses Masques, négociant en vins varisiens à la bedaine bien replète. Il est accompagné de son secrétaire Félipé, qui n’est autre que Niccolo déguisé lui aussi pour l’occasion. Vilandre et Aurora, costumée en garçon, sont aussi dans la place, en protection derrière.

Niccolo repère un invocateur elfe de la maison Thraax, présent à l’arène pour ses activités illégales, et qu’il pense pouvoir faire chanter plus tard.

Ce brave Eustache et son secrétaire visitent les lieux et évitent une embuscade. Il rencontre le maître des lieux Rance Lucca, avec qui il négocie la vente du buste du capitaine-aventurier Aïger Ghaëlfin, grâce à ses pouvoirs de lecture des pensées et surtout à 150 Dragons d’Or sonnant et trébuchant. Une affaire qui se conclut par l’or plutôt que par le sang.

Les insoupçonnés talents de négociateur-diplomate de Vilandre permettent aux Aténaar de récupérer une cassette de 100DO des mains d’Airyn pour réduire la dépense.

Il est temps de passer au rituel d’invocation de l’esprit de feu Aïger.

Dans les volutes de la bougie d’invocation, la silhouette de l’Eclaireur apparaît. Et il se lamente, il pleure sa chère Coriana.

D’après lui, Lyriam a fui lui aussi, avec Bisby, téléportés à Absalom. Ils se sont retrouvés Coriana et lui à défendre le Havre. Ils ont enfermé les trésors et les reliques dans le Havre, car ils ne savaient pas s’en servir. Le Rempart du père était une idée de Coriana. Ils ont combattu, mais les armées Thrune étaient plus fortes et plus nombreuses. Ils ont placé de nombreux pièges à l’entrée, dans la partie haute principalement. Pour éviter les pièges, il faut agir en groupe, unis.
Sivanshin a fui quelques jours avant la mort d’Aroden, sans aucune explication.
L’arche d’Ambre était le domaine de Lyriam, où était entreposés les trésors et artefacts des corsaires d’Ambre. L’endroit est protégé par des portes de pierre, fermées par une clé marquée de l’œil d’Absalom.

Aurora s’enquiert de Donatalus Bisby, mais il n’en sait guère plus. Une chose est certaine : il n’était pas là pour défendre le Havre, quand les Eclaireurs eurent besoin de lui, alors qu’il avait vaincu mille périls en Golarion.

Les Aténaar sont quelque peu déçus des maigres informations obtenues de la part d’Aïger.

Ils décident de se concentrer sur la piste des Sœurs d’Eiseth.

Sur une idée de Vilandre, le groupe se fait passer pour des membres de la famille Imvius grâce aux fausses identités obtenues dans la Crique du Coutelas.
Le chemin dans le Rego Cader se fait sans heurts malgré les dangers inhérents à ce quartier. La maison du Massacre est un austère bastion protégé par une lourde porte de fer à la porte coulissante. La sœur est récalcitrante, mais l’intimidation fonctionne et la porte s’ouvre. L’endroit est une sorte de crématorium. Les sœurs se ressemblent beaucoup physiquement et leur démarche légère respire le danger.

Aurora a créé une diversion à l’étage par un moyen dont elle seule a le secret, laissant au sous-sol les Aténaar seuls avec l’urne qui contient les cendres de Coriana.

La bougie une fois allumée, la silhouette violette de l’Eclaireuse apparaît.

Donatellus Bisbi et Ilnérik se sont disputés, et il est parti en volant le Totemrix. Donatellus est devenu obnubilé par la Tombéedujour, la deuxième moitié de l’Aohl et il demeure au fond du Havre.
L’Aohl serait un puissant artefact vénéré par les tribus du Mangwi. La Tombéedujour représente une divinité du soleil dont le nom s’est perdu dans les couloirs du temps. Le Totemrix est une ignoble créature de la nuit du nom de Vyriavaxux. L’expédition dura 3 ans, et seuls deux survivants en revienne : Bisbi et Ilnérik. Le rapport de l’expédition pourrait se trouver dans la salle des registres de la Loge.
Donatellus s’est enorgueillit de cet exploit, et Ilnérik demeurait dans son ombre.

Les Sœurs sont de retour et les Aténaar soufflent la bougie.

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Breloque

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